France-Allemagne 1/02/07
Contrairement au protocole, ils sont rentrés directement au vestiaire. Trop déçu, trop touché au plus profond de leur être...Et comment ne pas l'être, appris ce qu'ils jugent comme une véritable injustice. Péniblement, aprés une douche qui n'en finissait plus, ils sont arrivés au compte goutte pour tenter d'expliquer l'inexplicable.
Réactions de l'entraineur et des joueurs:
Claude ONESTA : On a été courageux, mais tu n'as qu'à rentrer dans le vestiaire pour voir dans quel état ils sont. Malheureusement, on le savait. On n'a pas été assez fort pour avoir trois ou quatre buts d'avance et gagner d'un...A mon sens c'est héroïque, je peux vous dire que la pression qu'il y avait autour de ce terrain et tout ce qui c'est passé...C'est l'avantage d'organiser la compétition chez soi. On a raté des choses qui auraient dû nous permettre de les mettre vraiment en difficulté. On a été solide en défense, mais on a joué à l'arrache en attaque, mais bon je crois que l'on avait le même match que nos adversaires. Il faut laisser passer le temps c'est trop dur, trop injuste, la dernière action va rester dans toutes les têtes , c'est trop énorme, trop injuste que cela paraît impossible. Il y a vraiment un coup de sifflet malheureux. Le problème c'est que l'on savait que cela se passerait comme ça. Il y a quand même des règles qui font que l'on ne met pas des arbitres qui ont déjà sifflé deux fois la même équipe. On pouvait très bien faire venir une paire de Magdebourg, ce qui est honteux c'est la manière...après on pourra toujours revenir sur notre manque d'efficacité en attaque. On a deux, trois ballons pour faire un écart conséquent et on les rate. C'est vraiment sur des actions individuelles que se joue le sort du match. On n'a pas le sentiment d'avoir été battus à la régulière. C'est honteux, ce n'est pas une erreur d'appréciation, c'est malhonnête. C'est du même style que ce qui s'est passé contre les Espagnols. Maintenant on a joué un match dans une ambiance extraordinaire.
Joël ABATI : Ça se joue à très peu. On aurait peut-être dû s'imposer plus tôt. Je ne peux que souhaiter bonne chance à l'Allemagne. Une décision change notre destin, c'est dommage. Cela fait mal on ne comprend pas pourquoi ce but nous est refusé. Nous avions qu'à gagner plus tôt. J'ai tout donné... C'est dommage on ira chercher la médaille de bronze pour ne pas en rester là. Le public n'a pas réellement changé les choses on est habitué. Il faut que les arbitres se regardent en face, ils ont peut-être été influencés par l'ambiance, mais nous aurions dû nous imposer plus tôt dans la rencontre.
Olivier GIRAULT : J'ai mal au bas du dos...Je pense qu'entre les deux équipes il n'y avait pas photo et il a fallu user d'un sacré stratagème pour arriver à une finale comme ça. Ça va faire rire quand ces champions du monde vont prendre dix buts en déplacement. Quand on organise un championnat du monde en tentant tout pour qu'il n'y ait pas de supporteurs adverses, qu'on ne vend des places qu'aux allemands.Ca ne s'appelle même plus du vol, c'est une mascarade...c'est la vie. Il aurait fallu être dix fois plus fort pour espérer gagner.
Michael GUIGOU : C'est un scandale, je ne comprends pas pourquoi les arbitres ont sifflé sur mon but. On savait que ce serait difficile au niveau de l'arbitrage. C'est peut-être un peu de notre faute, mais là on est vraiment scandalisé. Quand on a l'ambition d'aller en finale et que l'on perd de cette manière cela fait trait mal. On a pêché en attaque, mais c'est quand même dommage.
Didier DINART : Je pense que sur l'ensemble du match on a été bien joué, mais certains avaient déjà décidé que les Allemands devaient être en finale. C'est la première fois de man carrière que je peux dire que j'ai perdu un match à cause des arbitres. On l'avait déjà vu contre les Espagnols, mais là ils n'ont pas arrêté de se contredire. Maintenant il reste la troisième place et on se contentera de ça.
Bertrand GILLE : Ce soir on est tous triste j'espère que dimanche on sera tous heureux même si ce soir on est très déçu.
Jérôme FERNANDEZ : On n'a pas a se réjouir de cette défaite malheureusement il fallait absolument que les Allemands gagnent. C'est le plus gros vol que j'ai jamais vécu. Cela ne s'est jamais vu dans l'histoire du sport, international. On le savait, mais je ne pensais pas que cela irait à ce point là. Il n'y avait rien à faire. Maintenant il faut qu'on récupère une médaille parce qu'on le mérite. À un moment donné, tu ne peux pas lutter contre l'équipe adverse et contre les arbitres.
Thierry OMEYER : Par moment c'était du rugby...c'est difficile à encaisser. Comment peut-on refuser le but à Michael, c'est impensable. On va se servir de cette frustration pour aller chercher le bronze, on le mérite.
Article publié sur le site de Fédé : http://www.ff-handball.org